C.G. JUNG

Rêve, Alchimie, Homéopathie, Poésie

Alchimie de l’ici et maintenant

ĂŠtre un monde

Flottant sur l’ocĂ©an de tout ce qui est
Milliards de cellules
RĂ©seau de neurones
Veineux fleuves de sang
Lieu d’invasions et de destructions
FrĂ©missant de la mĂ©moire de l’univers
Interprète des partitions de la Nature
Animé par le Souffle Divin
ĂŠtre un monde en transition …

 

La vie en trois soleils

Les timides rayons du soleil matinal

ont doucement mûri comme un feu lent et doux

la chair de l’embryon de la future femme

ayant perdu son âme

oublieuse des origines

cognait aux parois du vase trop Ă©troit

création destruction elle est devenue JE.

 

Dans le glorieux midi

marchant sous le soleil qui crépitait sa peau

elle s’est ressentie d’une beautĂ© inouĂŻe

c’Ă©tait un pur dĂ©sir tranchant comme une Ă©pĂ©e.

 

Quand est venu le crépuscule

vers les rayons dorés qui brillaient comme un phare

dans le noir

sa lanterne Ă  la main qui contenait les braises

des soleils oubliés

elle a longtemps marché

Il Ă©tait beau ce soir car c’Ă©tait un matin.

 

Exploration

Au dehors

elle n’a pas explorĂ© assez loin.

En dedans

elle n’a pas creusĂ© assez profond.

Ses mains carbonisées

par l’œuvre de l’amour

ne savent plus chercher

la pulpe de la vie.

Il faut recommencer les envols et les chûtes

passer du noir au blanc

et de la boue Ă  l’or.

Il faut cuire et recuire le pain de la nature

et ne jamais laisser

s’Ă©teindre l’athanor.

Possession

Un dĂ©miurge sournois s’est emparĂ© du monde.

Avoir plus avoir encore,

ĂŞtre tout saupoudrĂ© d’or,

devenir une bouche béante de besoins.

Plus de dieux,  plus de pouvoirs, plus de copulations froides .

Vouloir, vouloir encore,

oublieux de l’instant,

perdus les moments de bonheur inimitable.

Je possède donc je suis,

plaquez moi d’or liquide, pour me rendre immortel

dit l’humain Ă©garĂ©, qui a perdu son ĂŞtre

sur la planète folle.

L’imbĂ©cile divin

Vous avez peur de lui comme on a peur de l’Autre,

qui ne ressemble pas au modèle déposé,

rassurante copie d’un humain bien fini.

Il murmure des sons vieux de millions d’annĂ©es,

avant que l’homme ne se pare des oripeaux de la pensĂ©e,

et tremble sur ses cils, amère et apaisante,

une larme d’enfant beaucoup trop grand.

Sa salive le mouille désaltérant la pierre,

il consoles les bĂŞtes et rit d’amour ravi

quand la fleur lui sourit.

 

Dans une maison sans clef ni porte, plus vaste que les mondes,

il lit des livres jamais Ă©crits.

Quand il a faim, il mange les couleurs,

quand il a soif, il boit la lumière,

il ne possède rien  et ne sais où il va.

Simplement il est lĂ , regardant fixement

les vrais visages nus sous les maquillages.

Imbécile divin qui ne sait pas la mort , invention des humains,

il aspire la vie et tète l’univers.

 

Vous avez peur de lui comme on a peur du vide

mais surtout pas de cage, vous le ferriez mourir

emportant avec lui son grand secret…

PoĂ©sies d’Ariaga (Ariane Callot)

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