C.G. JUNG

Rêve, Alchimie, Homéopathie, Poésie

Bernard Long : homéopathie

Présentation du docteur Bernard LONG

Bernard Long

J’ai fait des Ă©tudes de lettres et Ă©tudiĂ© la mĂ©decine. J’ai aussi poursuivi  des Ă©tudes d’égyptologie qui m’ont conduites Ă  amorcer la traduction de papyrus mĂ©dicaux Ă©gyptiens. Cette activitĂ© Ă  suscitĂ© chez moi un intĂ©rĂŞt prononcĂ© pour les mĂ©decines antiques et bien sĂ»r pour les mĂ©decines dites diffĂ©rentes.

Le fait d’être à Montpellier, université théoriquement héritière de la tradition hippocratique et berceau du vitalisme m’a poussé naturellement vers l’homéopathie. Un cheminement personnel jungien m’a profondément influencé et la rencontre affective du monde tibétain m’a ouvert d’autres portes.

Sans doute enrichi par toutes ces sources, j’ai entrevu des ponts très évidents entre le monde jungien et l’homéopathie.

Dès 1990 j’ai perçu intuitivement le lien entre l’homéopathie, sa théorie et sa curieuse matière médicale, le rêve, la notion de synchronicité, de quaternité (du mandala) et l’alchimie (qui m’avait toujours très intrigué depuis l’adolescence). Ces domaines, étrangers à priori, sont en fait traversés par un même monde, celui de l’interdépendance qui peut exister entre la matière et l’émergence des affects et de la symbolisation de ce que certains appellent le noumène, le réel, d’autres, le soi, la nature de l’esprit ou tout autre concept de l’indicible.

Ce faisant, il ne s’agit pas pour moi de m’éloigner de la mĂ©decine. Je ne suis en aucune façon un homĂ©opathe qui joue Ă  imiter le psychothĂ©rapeute que je ne suis pas. Mon but est de rester mĂ©decin, fidèle Ă  Hahnemann et son expĂ©rience incontournable de la pathogĂ©nĂ©sie. J’aimerais enrichir ce monde parfois abscons et rĂ©barbatif par l’imaginaire jungien, sans jamais perdre de vue le rivage imperturbable de l’homĂ©opathie classique hahnemannienne.

En effet, ma dĂ©marche n’est en rien une dĂ©rive oĂą les bases de l’homĂ©opathie seraient mises Ă  mal au profit d’un vague chamanisme new age, faisant fi de ses lois fondamentales.  Je pense, en particulier Ă  l’expĂ©rience que reprĂ©sente la pathogĂ©nĂ©sie, expĂ©rience sans laquelle il ne pourrait y avoir aucune similitude, sinon une vague analogie plus proche d’une projection de son propre imaginaire que de l’observation empirique hippocratique.

 

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