C.G. JUNG

Rêve, Alchimie, Homéopathie, Poésie

Alchimie de l’ici et maintenant

Possession

Un d√©miurge sournois s’est empar√© du monde.

Avoir plus avoir encore,

√™tre tout saupoudr√© d’or,

devenir une bouche béante de besoins.

Plus de dieux,  plus de pouvoirs, plus de copulations froides .

Vouloir, vouloir encore,

oublieux de l’instant,

perdus les moments de bonheur inimitable.

Je possède donc je suis,

plaquez moi d’or liquide, pour me rendre immortel

dit l’humain √©gar√©, qui a perdu son √™tre

sur la planète folle.

L’imb√©cile divin

Vous avez peur de lui comme on a peur de l’Autre,

qui ne ressemble pas au modèle déposé,

rassurante copie d’un humain bien fini.

Il murmure des sons vieux de millions d’ann√©es,

avant que l’homme ne se pare des oripeaux de la pens√©e,

et tremble sur ses cils, amère et apaisante,

une larme d’enfant beaucoup trop grand.

Sa salive le mouille désaltérant la pierre,

il consoles les b√™tes et rit d’amour ravi

quand la fleur lui sourit.

 

Dans une maison sans clef ni porte, plus vaste que les mondes,

il lit des livres jamais écrits.

Quand il a faim, il mange les couleurs,

quand il a soif, il boit la lumière,

il ne poss√®de rien¬† et ne sais o√Ļ il va.

Simplement il est là, regardant fixement

les vrais visages nus sous les maquillages.

Imbécile divin qui ne sait pas la mort , invention des humains,

il aspire la vie et t√®te l’univers.

 

Vous avez peur de lui comme on a peur du vide

mais surtout pas de cage, vous le ferriez mourir

emportant avec lui son grand secret…

Po√©sie(s) d’Ariaga (Ariane Callot)