C.G. JUNG

Rêve, Alchimie, Homéopathie, Poésie

Alchimie divine

Aux temps o√Ļ Dieu √©tait femme

Il fut un temps o√Ļ dans les tombes on trouvait des coquillages en forme de sexe de femme

et de la terre ocre couleur sang.

Il fut un temps o√Ļ les statues √©taient fessues et mamelues.

Il fut un temps o√Ļ la maternit√© √©tait magique.

Il fut un temps o√Ļ la terre √©tait une Grande M√®re,

nourricière, procréatrice, centre des forces mystérieuses de la vie et de la mort.

Mère du Monde, Mère Céleste.

Tout venait d’Elle.

Tout retournait à Elle.

Il fut un temps o√Ļ Elle habitait des sanctuaires o√Ļ on lui offrait les fruits de la nature.

Mais les temps changent.

Est venu le pouvoir du Père.

Il a relégué la Grande Mère dans les profondeurs de la terre.

Il a dit qu’elle √©tait impure et dangereuse.

Il a dit qu’elle √©tait seulement le r√©cipient de sa grandeur.

Il a dit que c’√©tait lui le Cr√©ateur de toutes choses.

Mais celle là qui a toujours senti dans les fibres de son être,

vibrer les notes du chant de la Grande Mère,

celle là  vous le dit, la Vie est multiple

et l’on va bient√īt c√©l√©brer les noces alchimiques du Roi et de la Reine oubli√©e.

Po√©sies d’Ariaga (Ariane Callot)

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